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C'est là qu'est né Paris, puisque c'est là
que tout a commencé. Il reste trois monuments médiévaux
sur l'île: Notre-Dame, la Sainte-Chapelle et la Conciergerie.
LA
CATHÉDRALE DE NOTRE-DAME
est
un des chefs-d'oeuvre de l'art gothique français. Il
a fallu 170 ans pour la terminer. Elle a vu défiler
l'Histoire de France: Henri IV et la reine Margot s'y marient,
Napoléon y devient empéreur, le général
De Gaulle et ses soldats y célèbrent la victoire
des Alliés et la libération de la France.
À l'extérieur, les sculptures de la cathédrale
attirent le regard. En effet, au Moyen Âge, le peuple
ne savait pas lire, alors les sculptures et les peintures
des églises et des cathédrales devaient raconter
la vie du Christ e montrer ce qui se passerait après
la mort; c'est pourquoi Victor Hugo a appelé l'un des
chapitres de Notre-Dame de Paris: "les livres
des pierres"
La
façade principale est dominée
par deux grandes tours et une flèche, haute de 90m.
Rappelons que la tour Sud contient la grosse cloche que faisait
sonner Quasimodo, le bossu du roman de Victor Hugo Notre-Dame
de Paris.
La façade possède trois niveaux: au rez-de-chaussée
on trouve trois portails: le portail de la Vierge à
gauche, celui du Jugement Dernier, au centre, et celui de
Sainte Anne, à droite. On peut admirer sur les trois
des magnifiques sculptures. Les trois portails sont dominés
par la Galerie des Rois
où sont représentes les 28 rois d'Israël.
Au dessus s'épanouit la grande
rose (9.60m. de diamètre). Celle-ci est
dominée à son tour par la grande Galerie.
La tranquilité de l'intérieur contraste avec
la gloire triomphante de l'extérieur. On peut y admirer
les arcades, le choeur, les statues de la Vierge et de l'Enfant,
de la Pietà, de même que les vitraux nord et
sud.
Sur la place, il y a, au milieu du parvis, une étoile,
c'est le point zéro
d'où sont mesurées les distances des villes
par rapport à Paris.
LA
SAINTE-CHAPELLE se trouve à peu de distance
de Notre-Dame. Elle est le chef-d'oeuvre de l'architecture
gothique. Cet art que l'on dit français car la plupart
des cathédrales de France sont gothiques. La Sainte-Chapelle
est célèbre pour ses vitraux, les plus beaux
d'Europe, dit-on.
Construite entre 1246 et 1248 par Saint Louis pour recevoir
la couronne d'épines, elle comprend deux chapelles
superposées. La plus haute ressemble à un reliquaire.
Un chroniqueur du XIIIè siècle a écrit
à ce sujet: "En y entrant on se croit ravi au
ciel, et on s'imagine avec raison être introduit dans
une des plus belles chambres du paradis".
L'ÎLE
DE SAINT-LOUIS
Reliée
à l'île de la cité par le pont piétonnier
Saint-Louis, l'île se découvre pas à pas.
Il n'y a pas de monuments à visiter, il faut seulement
marcher dans les vieilles rues tranquilles et admirer les
beaux immeubles du XVIIIè siècle.
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Le
grand Louvre et la Voie Triomphale
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La
voie triomphale avance en ligne droite du Palais du Louvre
à la Défense, sur 9 kilomètres. Cette
grande promenade offre une de plus belles perspectives de
Paris: l'arc du Carrousel, le jardin des Tuilleries, la place
de la Concorde, les Champs-Elysées, l'Arc de Triomphe
de l'Étoile et l'Arche de la Défense; constructions
monumentales érigées à travers l'histoire
pour symboliser le prestige de la France.
LE LOUVRE
C'est
le plus grand musée de France et l'un des plus beaux
du monde. C'est aussi l'un des symboles de Paris. Il est beau
d'abord pour son architecture mais aussi pour son contenu,
car tout au long de l'histoire il a accueilli des oeuvres
d'art du monde entier et de toutes les époques: de
l'Antiquité jusqu'au XIXè siècle. On
peut y admirer par exemple La Joconde de Léonard
de Vinci, Les Esclaves de Michel-Ange, Les Noces
de Cana de Véronèse, Le Sacre de Napoléon
de David, La
Vénus
de Milo (qui est sans bras), La Victoire
de Samothrace (qui est sans tête), Le Scribe
accroupi (dont le regard ne vous quittera plus)...
Pour faciliter l'entrée aux différentes salles
d'exposition, l'architecte américain Min Pei a conçu
la pyramide de verre du Louvre. Cette pyramide constitue aujourd'hui
l'entrée même du musée. Elle se situe
à l'intérieur de la cour du musée, elle
a une hauteur de 21 mètres, elle pèse 200 tonnes,
dont 105 tonnes pour les seuls losanges de verre: 673 au total.
Elle a été inaugurée en 1989.
LE
JARDIN DES TUILLERIES
Oublions
le passé violent des Tuilleries, ce château des
rois auquel la foule en colère des Communards met le
feu en 1871. Ce qu'il en reste -le jardin- est grand et calme.
Tracé par Le Nôtre en 1664 sur la demande de
Catherine de Médicis, ce jardin est un bel exemple
de jardin à la française. L'arc
de triomphe du Carrousel, édifié en 1808
pour honorer les victoires de Napoléon, servait d'entrée
triomphale aux palais des Tuilleries.
Au bout du jardin, se trouvent deux musées qui se sont
en face: le musée de l'Orangerie,
qui expose les fameux Nimphéas de Monet et le
musée du Jeu de paume, un musée d'expositions
temporaires.
LA
PLACE DE LA CONCORDE
Si
"concorde" veut dire "harmonie", la place
a bien mal commencé à porter son nom. En effet,
sous la Révolution, on y place la guillotine. Louis
XVI puis Marie-Antoinette y seront exécutés.
En 1795 elle prend son nom actuel: Place de la Concorde, en
signe de réconciliation.
Puis Napoléon y fait dresser le splendide obélisque
de Louxor en granit rose, lourd de 230 t, haut de 23 m et
vieux de plus de 3000 ans qu'il a ramené d'Egypte.
Avec
une superficie de 8 hectares, elle est une des plus vastes
places du monde. Les deux grandes fontaines sont inspirées
de celles de la place de Saint-Pierre à Rome. Les huit
statues de femmes personnalisent les grandes villes de France.
Le
pont de la Concorde relie la rive droite à la rive
gauche. Aux deux extrémités de la perspective,
l'église de la Madeleine et l'Assemblée nationale
ont, avec leurs portiques de colonnes antiques, la physionomie
des temples grecs.
LES
CHAMPS-ELYSÉES
Ils
forment une avenue longue de 1880 m. Cette grande avenue,
la plus belle avenue du monde, dit-on, est devenue, avec ses
cinémas, ses restaurants, ses hôtels luxueux,
ses galeries marchandes, le symbole de la vie parisienne et
de son dynamisme. Une foule nombreuse se promène, jour
et nuit, le long de ses larges trottoirs.
En remontant les Champs-Elysées, on découvre
les grands ensembles de pierre, de fer et de verre du Grand
Palais et du Petit Palais.
Ces deux palais ont été édifiés
pour l'Exposition universelle de 1900. Le Grand Palais abrite
toute l'année de grandes expositions temporaires. Pour
les amateurs d'étoiles, on y trouve aussi un Planétarium.
Le Petit Palais abrite, lui, le musée
des Beaux-Arts de la ville de Paris.
L'ARC
DE TRIOMPHE, construit de 1806 à 1836
à la gloire des armées impériales de
Napoléon, il est devenu, au fil des ans, un symbole
national, une sorte de "gigantesque autel de la Patrie".
Napoléon admirait tout ce qui touchait à la
Rome antique. Les Romains construisaient des arcs après
leurs victoires; Napoléon va faire comme eux et l'Arc
de Triomphe est un arc romain, à la française.
Le premier événement de l'histoire de l'Arc
de Triomphe a lieu en 1840, par un jour d'hiver. Il neige
et pourtant des milliers de Parisiens sont venus. On ramène
le corps de Napoléon, mort à Sainte Hélène.
Le cercueil, après avoir été exposé
sous l'Arc, descend l'avenue des Champs-Elysées, tiré
par seize chevaux. Depuis ce jour, l'Arc de Triomphe célèbre
les grands événements historiques de la France.
Quarante-cinq ans plus tard, tout Paris regardera l'immense
procession qui descend l'avenue, on enterre le poète
de Paris: Victor Hugo. Ensuite, viendront les glorieux défilés
de la libération de 1944 et, en 1989, les télespectateurs
du monde entier ont vu les fêtes du bicentenaire le
long des Champs Elysées. D'autre part, chaque 14 juillet,
la foule vient regarder le défilé militaire
qui descend l'avenue tandis que les avions français
passent au-dessus de l'Arc. Pourtant l'Arc et l'avenue ont
eu aussi des heures terribles, comme ce jour où les
armées de Hitler descendent les Champs-Elysées.
Sous l'Arc de Triomphe se trouve le tombeau du Soldat inconnu.
Il renferme le corps d'un soldat dont on ne sait pas le nom,
tué pendant la guerre de 1914-1918.
LA
DÉFENSE
Commencé
en 1958, c'est un quartier entièrement neuf, un quartier
d'affaires à l'allure américaine. La Grande
Arche de la Défense domine le quartier, rappelant l'Arc
de triomphe des Champs-Elysées, mais en plus grand.
Inauguré en 1989, ce cube évidé qui pourrait
contenir la cathédrale de Notre-Dame avec sa flèche,
abrite 36 étages de bureaux, un espace d'exposition
et offre, de sa terrasse de 150 m2., une belle vue sur Paris.
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Le
Faubourg Saint Honoré et le quartier de l'Opéra
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C'est l'un des quartiers les plus animés de la capitale:
cinémas, banques, restaurants, passages et théâtres
l'empêchent de somnoler. L'Opéra (palais Garnier)
rayonne au milieu des Grands Boulevards où l'on aime
flâner parce qu'il y a toujours quelque chose à
voir. Ce qu'on appelle familièrement les Grands Boulevards
s'étend de la Madeleine à la place de la République.
LE
FAUBOURG SAINT HONORÉ
Cette rue marchande est le paradis des magasins de luxe, bijoux
et haute couture: Yves Saint-Laurent, Sonia Rykiel, Ungaro,
Chloé, Hermès, Armani, Prada..
À proximité, le Palais
de l'Élysée est la résidence
officielle du Président de la République française
depuis 1873.
LA MADELEINE
Un nom-souvenir pour qui a lu Proust, La Madeleine est une
église qui ressemble à
un temple grec. Napoléon voulait que la Madeleine soit
le temple consacré à la gloire de la Grande
Armée.
Le quartier est élégant, il est également
le coin des boutiques de luxe. Les deux bâtiments des
magasins Fauchon sont
sans doute les plus alléchants pour les gourmets. On
y vend les spécialistés gastronomiques les plus
succulantes; et ses vitrines sont dignes de figurer dans un
musée.
Le boulevard de la Madeleine y des Capucines, conduisent au
bâtiment le plus impressionant de Paris: l'Opéra
Garnier.
L'OPÉRA
GARNIER
Commencé par Charles Garnier en 1860, sous Napoléon
III, l'Opéra a été inauguré quinze
ans après. Cela vaut la peine d'entrer pour regarder
le grand escalier de marbre ainsi que le plafond du théâtre
peint par Chagall en 1964. On dit qu'il y vit un fantôme
mais personne ne l'a encore rencontré.
LES
GRANDS MAGASINS
Le long du boulevard Haussmann se dressent les grands magasins:
Galeries
Lafayette et Printemps. Construits à la fin du
XIXè siècle, ils représentent, avec leurs
immenses vitrines, leurs statues dorées et leurs dômes
de verre, le commerce fier et confiant de l'époque.
À Paris, même les magasins sont des monuments!
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Du
Palais Royal à la Place Vendôme
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L'avenue
de l'Opéra nous mène au PALAIS
ROYAL. Ce grand rectangle de vieilles maisons entourant
un paisible jardin, est un véritable îlot de
verdure que l'on découvre à pied en passant
sous les arcades et les galeries de la Comédie-Française.
Les jardins du Palais sont splendides et la cour surprend
avec ses colonnes noires et blanches de différentes
tailles, oeuvres de Daniel Buren.
LA
PLACE VENDÔME
est synonyme de luxe. C'est un magnifique octogone régulier
auquel on accède par des rues bordées de vitrines
des grands joailliers parisiens: Cartier, Boucheron, Van Cleef...Donnant
sur la place, le célèbre hôtel Ritz, qui
voit défiler les "mythes" de notre époque,
est l'hôtel le plus luxueux de Paris,...
La fameuse colonne
Vendôme, imitation de la colonne Trajane
de Rome, attire l'attention. Elle a été construite
sur ordre de Napoléon.Tout autour s'élèvent
, sur une hauteur de 160 m, des bas-reliefs,
formés de plaques de bronze dont les canons russes
et autrichiens d'Austerlitz ont fourni la matière première;
ils représentent les principaux faits d'armes napoléoniens
de 1805 à 1807. La colonne est surmontée d'une
statue de Napoléon habillé en César.
LE QUARTIER DES HALLES
C'est un mélange de vieilles rues bordées de
maisons aux balcons en fer forgé, d'immeubles neufs
style Forum, de magasins et de fast food...
L'église Saint-Eustache
est l'une des plus belles de Paris, mélange de gothique
(l'intérieur), de classique (la façade) et de
Renaissance (le décor). Elle est aujourd'hui, réputée
pour ses concerts de musique sacrée.
La fontaine des Innocents:
érigée en 1549, elle est la seule fontaine Renaissance
de Paris, et l'un des plus beaux petits monuments de Paris.
La tour Saint-Jacques:
entre la place du Châtelet et l'hôtel de Ville,
ce très beau clocher gothique est tout ce qui reste
de l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie (1523), où
se regroupaient les pélerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle.
LE
FORUM DES HALLES
remplace les célèbres halles de Batard, chères
à Émile Zola; l'auteur décrit les Halles
comme "le ventre de Paris" car c'est là que
fleurit le grand marché couvert de Paris, qui le ravitaille
chaque jour en viandes, fruits et légumes frais. En
raison des problèmes de circulation que suppose l'entrée
massive de camions, le marché quitte le coeur de Paris
pour partir en banlieue, dans les années 60; et les
Halles sont rasées . Que construire à leur place?
Pendant des années un immense trou défigure
le centre de Paris. En 1979, le maire Jacques Chirac inaugure
le Forum: audacieuse architecture de verre et de métal,
qui offre, sur plusieurs niveaux dont certains souterrains,
environ deux cent cinquante boutiques de mode, des cinémas,
des restaurants, et le Centre océanique Cousteau.
On y arrive directement du RER, par la plus grande station
de métro-RER de Paris: Les Halles, le plus grand centre
de transport du monde, dit-on. Le Forum et sa station sont
devenus un point de rencontre des jeunes.
LE
CENTRE GEORGES POMPIDOU
Un
jour de 1977, les Parisiens découvrent une chose bizarre
élevée au coeur du vieux Paris. C'est un grand
bâtiment de verre à l'extérieur duquel
courent de gros tuyaux de couleurs vives. Il s'agit d'un nouveau
musée: le musée national d'Art moderne. On lui
donne différents noms: Centre Pompidou (du nom du président
de la République qui a décidé sa construction)
ou Centre Beaubourg ou seulement Beaubourg (plateau sur lequel
il est construit). Comme la tour Eiffel à son époque.
le centre est objet de controverse; ces détracteurs
l'appellent de façon sarcastique " raffinerie
de pétrole", "usine mal peinte", "tas
de tuyaux et de bouches métalliques", " poubelle
en ferraille"...
Pourtant, ce vaste centre culturel exerce une grande fascination
et il est devenu le plus fréquenté de France.
Beaubourg est un endroit pour tous les Parisiens, un musée
pour tout le monde: même pour des gens qui ne vont jamais
au musée, car c'est un musée où l'on
n'a pas peur d'entrer.
En fait le spectacle commence avant l'entrée car il
est d'abord sur la place, devant le bâtiment. Là,
on s'arrête pour regarder les jongleurs, les cracheurs
de feu, les peintres, les chanteurs, les vendeurs...Puis on
entre dans Beaubourg. Le musée est divisé en
plusieurs étages. Au troisième et quatrième
étage on peut admirer des oeuvres de Dali,
Picasso, Braque, Léger, Matisse, Chagall, Max Ernst,
Magritte, Chagall, Miró, Kandinsky, Pollock, Calder...
Le cinquième étage est réservé
aux grandes expositions qui ne durent qu'une saison et que
tous les Parisiens veulent voir. En prenant l'escalator extérieur
on arrive au dernier étage d'où la vue est splendide.
Mais Beaubourg est aussi une bibliothèque et une médiathèque
où tout le monde peut entrer. On choisit les livres,
les magazines ou les vidéo-cassettes dont on a besoin,
mais on doit travailler sur place.On ne peut rien emprunter.
Et si l'on aime les langues étrangères, on peut
apprendre quatre-vingt-dix langues différentes à
la médiathèque! Le soir, le grand bâtiment
brille de toutes ses lumières, et la bibliothèque
est occupée par les étudiants qui peuvent y
travailler jusqu'à 22 heures.
Tout près de Beaubourg, on peut admirer, tournant sur
le bassin d'eau de la place Igor
Stravinsky, les sculptures coloristes de Jean Tinguely
et de Niki de St-Phalle.
Au-delà
du quartier des Halles, avec le Forum et Beaubourg, dirigeons-nous
vers l'est pour atteindre Le Marais, derrière le centre
Pompidou. On a du mal à imaginer que ce quartier élégant
était, à l'origine, une zone marécageuse
insalubre. Seul le nom du quartier rappelle cette lointaine
époque.
C'est un quartier d'hôtels; non pas d'hôtels pour
y loger des voyageurs mais, ce qu'on appelle des hôtels
particuliers, c'est-à-dire: de petits palais construits,
au début du XVIIè siècle, pour des nobles
ou d'autres personnages importants. Il y en a beaucoup dans
Le Marais. Il est possible de les admirer en parcourant la
rue des Francs-Bourgeois et la rue Saint-Antoine. Mais aussi:
L'Hôtel de Beauvais
(au nº 68 de la rue François Miron) où,
en 1763, Mozart encore enfant donna un concert; L'Hôtel
Carnavalet (au nº 23 de la rue de Sévigné)
qui abrite le musée de l'histoire de París;
L'Hôtel Salé,
siège du musée Picasso
où est exposée, à Paris, la plus grande
collection de cet artiste; et les plus beaux: L'Hôtel
de Rohan (au nº 87 de la rue vieille-du-Temple)
et L'Hôtel de Soubise
(au nº 60 de la rue Francs-Bourgeois) construit en 1704
qui renferme le musée de l'Histoire
de France et les Archives Nationales.
A la fin du XVIIè siècle, les nobles abandonneront
Le Marais pour Versailles, résidence du roi Louis XIV
et, pendant plus de trois siècles, Paris oubliera Le
Marais. De nos jours, il est à la mode et très
protégé.
LA PLACE DES VOSGES est
une grande place carrée où l'on allait se battre
en duel du temps des Trois Mousquetaires. De nos jours
la place des Vosges, ombragée, entourée d'arcades
basses, est l'un des endroits les plus charmants de Paris.
C'est sa plus ancienne place monumentale et la plus belle,
dit-on. On peut y visiter la maison de Victor Hugo devenu
le musée Victor Hugo.
LA
PLACE DE LA BASTILLE,
elle, est surtout renommée pour les événements
révolutionnaires qui s'y déroulèrent.
Construite au XIVè siècle, La Bastille est la
prison d'État, le symbole de l'absolutisme royal. Sa
destruction par les Parisiens: le 14 juillet 1789, marque
le début de la Révolution Française!.
Cette date représente la fin de la féodalité
en Europe. Elle est devenue un symbole de liberté et
a été choisie comme jour de la fête nationale.
Au milieu de cette place s'élève la Colonne
de Juillet qui mesure 52 mètres de haut et qui est
surmontée du Génie de la Liberté. Elle
commémore la Révolution de 1830 (et non pas
celle de 1789).
Ouvert pour le bicentenaire de la Révolution Française
en 1989, le nouvel Opéra de
Paris, construit à la Bastille, est le nouveau
temple de l'art lyrique parisien. Paquebot gigantesque et
monstrueux pour les uns, chef-d'oeuvre de l'architecture contemporaine
pour les autres, l'Opéra Bastille déchaîne
les passions.
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Le
Quartier Latin et Saint Germain-des-Prés
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LE
QUARTIER LATIN
Le
Quartier Latin est, depuis le Moyen Âge, le quartier
des étudiants. Le boulevard Saint Michel avec ses cafés,
ses restaurants, ses cinémas et ses librairies en est
le centre d'animation. Mais c'est surtout la silhouette orgueilleuse
de la Sorbonne qui domine le quartier. C'est en 1253 que Robert
de Sorbon fonde un collège pour les pauvres qui accèdera
à une réputation internationale:
La Sorbonne. De là, de sa tradition universitaire,
l'origine de ce nom un peu étrange "Quartier Latin",
car professeurs et étudiants s'exprimaient en latin.
Le Quartier Latin évoque aussi, lors de la contestation
de mai 1968, les manifestations dans les rues et les pavés
lancés contre la police.
Côté Seine, la Fontaine Saint-Michel est le premier
repère du quartier. Derrière, dans un vieux
coin du Paris médiéval, autour de l'eglise Saint-Séverin,
une des plus élégantes églises de la
ville, on trouve une zone piétonne; on peut rêver
et déambuler le long de rues minuscules: rue de la
Huchette, où se trouve le théâtre de la
Huchette (où l'on continue à jouer La cantatrice
chauve de Ionesco depuis 50 ans), rue de la Harpe,ou rue
du Chat-qui-Pêche, la rue la plus étroite de
la ville...
Pour les étudiants, le Quartier Latin c'est le boulevard
Saint-Michel: de la Fontaine au jardin du Luxembourg, et le
boulevard Saint-Germain, jusqu'à l'Odéon.
En remontant le boulevard Saint-Michel, on passe à
côté de la Sorbonne, et en haut de la colline
Sainte Geneviève, au bout de la rue Soufflot, on découvre
un monument somptueux:
Le Panthéon.
Le Panthéon devait être une église dédiée
à la patronne de Paris, Sainte Geneviève. La
Révolution en a fait un temple destiné à
abriter les tombeaux des grands hommes de la liberté:
Voltaire,
Rousseau, Hugo, Zola, Jaurès, Moulin, Les Curies...
Derrière, le quartier continue avec de vieilles petites
rues très fréquentées: rue Clovis (où
se trouve l'un des monuments les plus singuliers de Paris:
l'église Saint-Étienne-du-Mont),
rue Mouffetard, la place de la Contrescarpe, avec le café
de La Chope où Hemingway allait écrire et Georges
Brassens chanter...
Il y a plusieurs jardins dans le quartier, tel que le Jardin
des Plantes; mais le coin le plus merveilleux, c'est le Jardin
du Luxembourg, un admirable jardin à
la française, fréquenté par les artistes,
les amoureux, les familles... Au XVIIIème siècle
déjà, le grand peintre Wateau y trouve son inspiration.
L`écrivain Théophile Gautier s'y promene en
compagnie d'un homard attaché au bout d'un ruban bleu.
Le philosophe Jean-Paul Sartre évoque souvent les arbres
du Luxembourg dans "Les Mots".
Le jardin accueille le Palais
du Luxembourg, commandé par Marie de Médicis,
épouse du roi Henri IV. Dans un coin du jardin, à
droite du palais, on peut admirer la Fontaine de Médicis.
Sous la Révolution le palais dévient une prison.
Depuis 1879 il est le siège du Sénat.
SAINT GERMAIN-DES-PRÉS
À
Saint Germain-des-Prés, Paris est à la fois
intellectuel, historique, touristique et villageois. C'est
là que se promènent, au Moyen Âge, les
étudiants venant de la Sorbonne voisine; ils vont dans
les prés. L'église
de Saint-Germain-des-Prés, la plus vieille
église de Paris, donne une allure très provinciale
à ce quartier. Elle est un des sommets de l'art roman
en France et abrite le tombeau de Descartes.
Fréquenté depuis longtemps par les intellectuels
et les philosophes, Saint-Germain est un quartier animé,
avec des cafés célèbres comme "Les
Deux Magots" -où Jean-Paul Sartre avait pris
l'habitude de venir écrire tous les matins à
la même table- et "Le Flore", où planent
encore les ombres de Malraux, Camus, Jacques Prévert,
Guillaume Apollinaire, Simone de Beauvoir et bien sûr
Jean-Paul Sartre. Ces cafés sont encore aujourd'hui
pleins d'écrivains et d'artistes. En face, la "Brasserie
Lipp" est en revanche le rendez-vous des hommes politiques
et des journalistes.
LE
MUSÉE D'ORSAY (rue de Bellechasse) est
l'un des plus récents musées de Paris. Ce n'est
pas un nouveau bâtiment mais une ancienne gare, destinée
à la démolition dans les années 60 et
transformée en un superbe musée en 1986. On
y trouve des oeuvres originales de la deuxième moitié
du XIXè siècle, c'est-à-dire surtout
les tableaux de peintres impressionistes comme Renoir,
Manet, Monet, Sisley, Pisarro...et post-impressionistes
comme Cézanne, Van Gogh, Gauguin,
Rousseau... De la gare, il reste la structure,
le toit de verre et la grande horloge.
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Du
côté de la Tour Eiffel
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LA
TOUR EIFFEL
Construite pour l'Exposition universelle de 1889 (on fêtait
alors le centenaire de la Révolution), la dame de fer,
de l'ingénieur Gustave Eiffel, était destinée
à étonner le monde. Pari réussi: elle
l'étonne toujours car c'est sans doute le monument
du monde le plus connu, le plus photographié, le plus
admiré.
La tour Eiffel a été, jusqu'en 1931, le plus
haut bâtiment du monde. Du haut des 320 mètres
de ce "Meccano" géant, maintenu par plus
de deux millions de rivets, on a une vue superbe sur Paris
et ses environs.
La tour Eiffel se dresse au-dessus d'un parc, le Champ
de Mars. Jusqu'à la Révolution, il
servait à l'entraînement des soldats de l'Ecole
Militaire qui se trouve en face, mais maintenant il n'est
plus qu'un lieu de repos pour Parisiens et touristes fatigués.
LE
PALAIS DE CHAILLOT se trouve de l'autre côté
de la Seine. Il a été construit pour l'Exposition
universelle de 1937. Il contient quatre musées: le
musée de l'homme,
le musée de la Marine,
le musée des Monuments français,
qui montre les cathédrales et les châteaux de
France en miniature et le musée
du cinéma.
Depuis l'esplanade du palais de Chaillot, connu aussi sous
le nom de palais du Trocadéro, à cause de la
place et des fontaines du Trocadéro
situées devant, on a une vue magnifique sur la tour
Eiffel et le Champ de Mars.
LE
PALAIS DE TOKYO (avenue du Président-Wilson),
tout près du palais de Chaillot, abrite le musée
d'Art moderne de la ville de Paris. Et c'est là
que se trouve sans doute le plus grand tableau du monde: le
tableau de la Fée électricité
de Dufy. Des Picasso, des Modigliani, des Chagall, etc. et
d'importantes peintures modernes cubistes, fauvistes ou de
l'école de Paris y sont également exposés.
La section Animation-Recherche-Confrontation organise des
manifestations d'art contemporain ouvertes à toutes
les tendances de l'avant-garde.
LES
INVALIDES
Reconnaisables grâce à l'élégant
dôme doré de son église, Les Invalides
sont un immense ensemble monumental dont le nom s'explique
par son histoire. En effet, il a été construit
sous Louis XIV, qui voulait y loger ses soldats blessés
et invalides. Maintenant l'endroit abrite le musée
de l'Armée et c'est là que se trouve le tombeau
de Napoléon: une oeuvre somptueuse qui a
plus une valeur de symbole qu'une valeur architecturale. Napoléon,
dont le corps repose dans six cercueils mis les uns dans les
autres, voulait gésir au bord de la Seine parmi les
Français qu'il aimait tant... Et les Français
viennent encore aujourd'hui par milliers voir le tombeau de
l'Empereur.
LE MUSÉE RODIN
(rue de Varenne), à l'est des Invalides, occupe le
très bel hôtel Biron,
construit en 1728 par Jacques Gabriel, le père de l'architecte
favori de Louis XV. Au début de ce siècle, il
servit de maison et d'atelier à des artistes comme
Matisse, Jean Cocteau, et le sculpteur Rodin. Le cadre actuel
n'a guère changé depuis cette époque.
L'élégante demeure est entourée d'un
agréable jardin. Aujourd'hui, l'hôtel accueille
une grande partie de l'oeuvre du sculpteur, acquise par l'État,
après sa mort.
Dans la cour d'entrée du musée, on remarque
l'une des plus belles sculptures de Rodin Le Penseur,
ainsi que Les Bourgeois de Calais. À l'intérieur,
on peut trouver son oeuvre magistrale Le
Baiser.
Paris
sans Montparnasse, le monts des poètes et des muses,
ne serait pas Paris.
Ce
quartier est un lieu d'art et de culture comme en témoignent
les nombreux théâtres, cafés-théâtres
et ateliers d'artistes. De nombreux peintres viennent y habiter
au lendemain de la guerre de 1914-1918 et font de Montparnasse
le centre de la vie culturelle parisienne: la "bande
de Picasso", Soutine, le peintre russe aux couleurs violentes,
Chagall et sa peinture poétique, Klee avec ses dessins
énigmatiques; les poètes affluent aux terrasses
de ses cafés: Cocteau, Breton, Apollinaire,...Hemingway,
James Joyce, Henry Miller...Des réfugiés russes,
Lenine et Trotski rêvent de changer le monde autour
d'une table du Dôme ou de la Coupole. De nos jours des
artistes peintres et des sculpteurs y ont encore leur atelier.
Mais aujourd'hui que reste-t-il de tout cela? Une immense
tour lancée dans le ciel qui regarde Paris
d'un oeil amusé, le cimetière
Montparnasse où reposent Maupassant, Baudelaire,
Sartre et bien d'autres encore, un boulevard animé
et une gare tournée vers l'Ouest, un carrefour célèbre
dans le monde entier.
LA TOUR MONTPARNASSE
Malgré toutes les discussions qu'elle a fait naître,
"la tour", construite en 1974 et de 209 mètres
de haut, fait maintenant partie du paysage de Paris. 7000
personnes y travaillent dans des bureaux modernes répartis
sur 52 étages. Et puis, quelle belle vue on a sur Paris
du haut de la tour!
Dernier
grand lieu-souvenir de Paris, Montmartre est, au nord des
grands boulevards, un quartier très touristique, toujours
plein de monde. C'est une colline - la butte Montmartre -
qui reste indépendante de Paris jusqu'en 1860, époque
où moulins à vent y tournent encore. Quand les
loyers de Paris deviennent trop chers à cause des travaux
de Haussmann, une foule d'ouvriers vient habiter la butte.
Les artistes suivent les ouvriers. Dans un restaurant de Montmartre
"La Bonne Franquette",
on peut lire les noms des artistes qui sont venus boire, manger,
s'amuser et travailler là: Picasso, Utrillo, Degas,
Cézanne, Toulousse-Lautrec et Renoir. Montmartre inspire
aussi Van Gogh qui en fait un tableau. Le cabaret "Le
Lapin agile" est une institution montmartroise
depuis 1860: Peintres, poètes et chanteurs s'y réunissent
alors. Il est toujours le cabaret le plus célèbre
de Montmartre et on y chante aujourd'hui encore.
Le soir, les artistes descendent aussi s'amuser dans le bas
de Montmartre, entre Pigalle et Place Blanche (devenus aujourd'hui
les hauts lieux de la prostitution et des trafics en tous
genres) . Dans les cabarets - "le Moulin de la Galette",
"le Moulin Rouge" - les danseuses dansent le French
Cancan, tandis que sur son coin de table, Toulouse-Lautrec
les dessine.
Après la Première Guerre mondiale, les artistes
abandoneront Montmartre, lui préfèrant Montparnasse.
En montant vers Montmartre, on découvre LE
SACRÉ-COEUR, cet immense bâtiment
tout blanc, avec un dôme, et qui ressemble à
une pâtisserie, pour certains. Il a été
édifié à la suite de la Commune de 1871.
Sur la place, devant la basilique, on a une vue sur tout Paris;
d'autant plus qu'avec ses 130 m d'altitude, la butte Montmartre
est le point culminant de Paris.
Derrière la basilique, se trouve la place
du Tertre où des peintres, qui n'ont rien
à voir avec les grands du début du siècle,
s'offrent à faire des portraits ou de caricatures.
Tout le quartier de Montmartre, en dehors de ces lieux hautement
touristiques, garde encore un petit air de village.
Cette
page est le fruit d'une collaboration des élèves
de 4º ESO et de leur professeur de Français pendant
l'année scolaire 2002-03.
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